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Projets internationaux
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Projet de recherche PICRI (Partenariats institutions-citoyens pour la recherche et l'innovation)

Objectifs

Depuis la création du statut de société coopérative d’intérêt collectif (Scic) il y a 11 ans, ces structures se développent sur tout le territoire, sous l’impulsion de la Confédération Générale des Scop. Les Scic sont des sociétés coopératives (de forme SA ou SARL) qui ont deux spécificités majeures : premièrement, la réponse marchande à une demande sociétale, puisque les Scic ont un objet social d’utilité sociale ; deuxièmement, le multisociétariat, qui offre aux parties prenantes de l’entreprise (consommateurs, producteurs, bénévoles, partenaires privés et publics…) la possibilité de devenir sociétaires. Nous proposons de dresser un bilan et d’analyser les modes d’organisations, de positionnement et des pratiques de ces structures. Nous souhaitons explorer les formes du pilotage de la performance à travers une approche plurielle, et donc visant à en enrichir la définition de la performance en analysant les modalités de sa production. Il s’agira notamment de montrer que la performance des Scic est issue d’une imbrication de différentes variables que nous pourrons isoler en 3 axes :

  • La gouvernance par le multisociétariat

Les Scic sont caractérisées par les finalités de leur activité. En effet, elles ne visent pas seulement la performance de l’entreprise mais intègrent également des finalités d’intérêt collectif, définies comme dépassant le cadre de la réponse à des besoins individuels. D’autre part, leur mode de gouvernance coopératif demande la participation de parties-prenantes sociétaires plurielles et, pour certaines, inédites dans des sociétés privées (bénévoles, collectivités publiques,) et elle a un impact sur le développement et l’animation d’un territoire. Notre question de recherche se formule ainsi. Comment se construit une dynamique de gouvernance collective dans une entreprise de l’économie sociale et solidaire portant un projet d’intérêt collectif, comme la Scic ? En quoi ce modèle renouvelle-t-il la gouvernance des organisations ? Et quels apports théoriques peut-on en retirer ?

  • La construction d’outils de gestion alternatifs : quels processus et quels indicateurs ?

L’analyse des différents indicateurs (internes, externes et externes internalisés) utilisés par les Scic dans leur pilotage, selon différentes périodicités, en direction de différents acteurs ou parties prenantes, permettra de répondre à de nombreuses questions de recherche relevant de la spécification des types de contrôles exercés sur les Scic (interne, externe, financier, social, quantitatif, qualitatif) et de leurs impacts, selon la façon dont les résultats sont pris en considération (pérennisation voire institutionnalisation, évolution de la qualité de service, de production, changement dans le management, les responsabilités des dirigeants…). Nous nous intéressons aussi aux logiques institutionnelles portées par les instruments de gestion, notamment en cherchant à savoir dans quelles mesures un processus d’isomorphisme marchand ou étatique pourrait résulter de leur mise en œuvre. Le développement dans le champ de l’Economie Sociale et Solidaire (ESS) de démarches qualité, voire de certifications, nous amène aussi à nous interroger sur leur impact dans les pratiques de pilotage, et sur la rationalisation qu’elles induisent, qui, selon qu’elles relèvent d’une logique industrielle ou professionnelle, risque de remettre en cause les spécificités d’une démarche socialement performante car créatrice de services personnalisés.

  • Les innovations sociales : regard sur les modes de diffusion et de production

Nous cherchons à savoir si les Scic sont porteuses d’innovations sociales du fait de leur reconnaissance implicite du social dans leurs règles, valeurs et pratiques et si l’utilité sociale s’incarne dans leurs pratiques. Nous examinerons l'ensemble des mécanismes mis en œuvre permettant un alignement du fonctionnement de l'organisation sur les objectifs et les valeurs du projet. Cette étude portera sur les modes de diffusion sur le marché, les modes de production des services, et sur les formes organisationnelles et les pratiques professionnelles. Nous analyserons l’émergence de modèles dans le champ de l’ESS (logiques de proximité, circuit-court, filières, essaimage, développement durable), leur diffusion, ou absence de diffusion, sur le marché, ainsi que l’impact de ces modèles d’affaire alternatifs sur leur secteur, leurs filières, leurs concurrents marchands ou non marchands. Nous cherchons aussi à savoir s’il y a une spécificité dans le mode de production et d’organisation des Scic, notamment dans le cadre des services de proximités dont l’ambition majeure est la forte implication des clients-usagers dans la production voire la construction du service.

 

Les chercheurs du PICRI PAP SCIC ont participé à l'Agora des SCIC organisée par la CG SCOP le 18 novembre 2015.
Elles ont profité de leur présence notamment pour réaliser une série de courtes interviews avec des dirigeants de SCIC autour de 3 questions principalement :
• Les trois raisons pour vous d’être en SCIC ?
• Trois mots pour décrire la SCIC
• Les trois défis à relever pour les SCIC

Voir la vidéo

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Projet de recherche international PHC CAI YUANPEI 2013-2015

Thème

Protection et valorisation de l’innovation : modèles, stratégies et mise en œuvre dans les entreprises

Coordinateur du projet

Liliana Mitkova

Partenaires

Tsinghua University, China Institute for Science & Technology Policy, Chine China Institute for Science & Technology Policy (CISTP) est un organisme de recherche, dédié au développement de l'innovation et des politiques scientifiques.

Créé par le Ministère de la Science et de la Technologie et la prestigieuse Université

de Tsinghua, CISTP est chargé d’étudier la politique nationale en matière d’innovation en collaboration avec des institutions internationales.

Durée du projet :

2013 – 2015

Objectifs du projet :

  • Proposer une étude comparative des stratégies et des pratiques d’innovation des entreprises chinoises et françaises, focalisée sur l’exploitation de la propriété industrielle
  • Analyse comparative des stratégies de protection en Chine et en France en mettant l’accent sur les objectifs, les voies utilisées, la construction des portefeuilles de brevets et le lien avec l’environnement politico-économique et concurrentiel
  • Etude comparative des politiques d’exploitation de la propriété industrielle (principales stratégies, freins, facteurs culturels, standardisation, licences)
  • Modélisation des dispositifs de valorisation des portefeuilles de brevets ;
  • Business model et aspects financiers de l’exploitation des brevets sur le marché des technologies
  • Publication et diffusion scientifique

Projet de recherche international PHC XU GUANGQI 2013

Thème

Transfert de technologies : identification des partenaires et choix stratégiques

Coordinateur du projet

Liliana Mitkova

Partenaires

Laboratory of Knowledge Management and Data Analysis, Beijing Institute of Technology, Chine.

Beijing Institute of Technologie fait partie des programmes d’excellence du gouvernement chinois. LKMDA est spécialement en charge des connaissances en management de l’innovation technologique, en particulier l’exploration des bases de données brevets, l’évaluation des portefeuilles de brevets et la diffusion des technologies. LKMDA travaille en étroite collaboration avec Manchester Institute of Innovation Research, University of Manchester (UK) et Georgia Institute of Technologie, School of Public Policy (USA) en créant en 2011 un laboratoire commun.

Durée du projet :

Un an, 2013

Objectifs du projet :

Travailler en équipe (enseignants-chercheurs et doctorants de LKMDA et de l’IRG) afin de réunir des expériences complémentaires dans le domaine des transferts de technologies. Le projet se focalisera sur l’étude des secteurs de haute technologie : biotechnologies, énergies nouvelles, informatique, nanotechnologies.

Programme de travail :

  • Synthèse des dispositifs politico-légaux, institutionnels et financiers mis en place au niveau national et régional pour soutenir la politique de diffusion de l’innovation et de transfert des technologies en Chine
  • Elaboration d’outils d’identification des trajectoires de développement des technologies ainsi que des proximités technologiques entre partenaires potentiels
  • Elaboration d’un cadre opérationnel pour les entreprises françaises et chinoises permettant de mettre en œuvre une stratégie efficace de transfert de technologies en s’appuyant sur l’analyse des bases de données brevets