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Projets autres

Améliorer l'expérience de services des personnes vulnérables - Muriel Jougleux (IRG), Nathalie Dubost (Valorem, Université d’Orléans)

Ce projet de recherche s’interroge sur la manière dont un prestataire facilite la co-création de valeur dans une expérience de service où un client se perçoit en situation de vulnérabilité. En s’appuyant sur les recherches en marketing étudiant la vulnérabilité et la manière dont les clients y font face, il propose d’enrichir la compréhension des leviers dont dispose le prestataire pour améliorer le design de services et au final le bien-être des clients vulnérables dans une perspective de Transformative Service Research. Il repose sur des études de cas détaillées sur deux terrains différents, à savoir les services proposés par les Maisons Départementales des Personnes Handicapées (MDPH) pour l’obtention de la prestation de compensation du handicap (PCH)  et les services d’accueil physique des Caisses d’Allocations Familiales, et notamment l’Espace Multiservices. Il propose une méthodologie de recherche originale mobilisant simultanément l’analyse de l’expérience vécue par les usagers et l’analyse de l’offre de service des prestataires.

Transformation numérique des organisations - Justine Arnoud (IRG), Philippe Lorino (ESSEC), en collaboration avec la R&D d’EDF et la Direction Commerce d’EDF

Ce projet, mené de 2014 à 2016, a exploré les voies de transformation des processus commerciaux et de la relation client, dans un contexte de fort développement du numérique. L’étude porte sur l’effet de nouvelles formes d’organisation, en particulier le Lean, sur le travail au sein des Centres de Relation Client et sur la qualité de service. Dans le cadre d’une organisation qui segmente le processus de service, comment retrouver la nature collective et le sens global du travail ?

Projet TourHist - Jérôme Baray (IRG) et société Spatialist

Le projet TourHist, démarré en 2015 est un système d’information géographique culturelle et historique. L’objectif de ce système collaboratif développé sous la forme d'un site web et d'une application Androïd est de pouvoir conserver la mémoire de tous les événements, faits et curiosités historiques & anecdotiques relatifs à des lieux précis. Les informations sont présentées sont forme de cartes, fiches, images et vidéos en étant au préalable filtrées selon des critères d’intérêt sélectionnés par l’utilisateur. Les systèmes d’information géographique grand public tels Google Maps (2004) ont été développés dans les années 2000. On pourrait qualifier ce nouveau concept de système d’information spatio-temporelle (SIST) puisqu’il permet de consulter l’information référencée à la fois dans le temps et l’espace. De nouveaux axes de développement se profilent avec l'UPEM dans le cadre de la création d'une chaire Unesco. Le projet a également sur le plan de la recherche l'objectif d'une meilleure compréhension du comportement du touriste à travers l'analyse de ses centres d'intérêt et de ses flux de déplacement

Projet Handymobile - Jérôme Baray (IRG) et société Spatialist

Le projet, développé dès 2009 s’intègre dans le cadre d’un appel à projets du PREDIT, le programme national de recherche et d’innovation dans les transports terrestres. Handymobile a pour objectif de concevoir un système d’information géographique consultable sur Internet afin que toute personne handicapée en situation de handicap ou à mobilité réduite puisse planifier son trajet. Le projet mené depuis plusieurs années consiste à mesurer et hiérarchiser les difficultés effectives rencontrées par les personnes lors de leurs déplacements urbains afin d’établir une mesure de l’accessibilité, et de ses niveaux, dans le domaine public. Le projet Handymobile rebaptisé Accessig sur le terrain d’application de Saint Quentin en Yvelines (78) a reçu le premier prix de la mobilité décerné par le Conseil Général d’Île-de-France et la Secrétaire d’Etat aux personnes handicapées.

Etablissement français du sang - Jean-Paul Dumond (IRG), Eric Hergon (EFS)

Bien que l'hypothèse du don comme un langage ait été posée (Godbout, 1996 ; Pierre, 2010) et découle des travaux tant de l'anthropologie structurale que de la sémiologie, elle n'a jamais été approfondie à notre connaissance. Au regard des travaux actuels sur le don, notamment sociologiques, elle présente, cependant, deux avantages majeurs. Elle dégage, premièrement, l'interprétation du don de l'impasse de la gratuité. Elle permet, en second lieu, de mettre en lumière le message dont les dons sont le véhicule. L'objectif de la recherche est d'explorer les caractéristiques du don en tant que langage, à savoir :

  • le ou les messages que les dons expriment ;
  • les différences et similitudes entre le symbole qu'est le don et le signe linguistique ;
  • les règles qui organisent la " signifiance " du don et leur caractère éventuel de système, voire de structure

La méthode consiste à analyser les caractéristiques du don en tant que langage dans quatre situations différentes :

  • le don cérémonial entre amis ou collègues sous forme d'invitations et de présents ;
  • le don du sang où le message apparaît plus obscur, tandis que le processus de don, l'avant et l'après du don, apparaît hors de visibilité ;
  • le don y est, néanmoins, manifeste ; le don dans le travail ; le don y est discret, voire secret, parfois interdit quand il est synonyme de corruption ;
  • le don des enfants en bas-âge. N'utilisant pas la langue parlée, les enfants en bas-âge posent des problèmes d'investigation d'une autre ampleur, mais ils ouvrent sur la caractérisation éventuelle du don comme un proto-langage propre à l'espèce humaine.

Les banques et les clients en situation de fragilité économique - Evelyne Rousselet (IRG), Bérangère Brial (IRG), Audrey Bonnemaizon (IRG), Romain Cadario (IESEG), Sylvie Chevrier (IRG), Christophe Sanchez (IRG), Pascale Terrisse (IRG)

Inscrit  dans un contexte marqué par l’augmentation de la précarité et les préoccupations croissantes autour de l’exclusion bancaire en France, ce projet de recherche vise à appréhender les interactions entre banques et clients en situation de fragilité économique.

Il comprend trois volets. Le premier poursuit le double objectif de qualifier les comportements des conseillers bancaires face à ces clients et d’appréhender leur éthique individuelle. Certaines banques choisissent dans le même temps de mettre ces clients à distance de leur réseau d’agences  et de financer des structures à la frontière des métiers du social pour les accompagner. Le second volet du projet a pour objectif d’éclairer cette réalité en interrogeant la Responsabilité Sociale des banques concernées et le troisième de repérer les modes de résistance que les clients en situation de fragilité économique mettent éventuellement en place quand ils sont mis à distance.

Des premiers résultats ont été présentés au Club de l’Initiative, lieu de réflexion lancé par la Banque Postale (2012) qui réunit des acteurs du monde social et associatif mobilisés contre l’exclusion bancaire et financière.

Les taux d’actualisation dans la normalisation comptable internationale – Arnaud Thauvron (IRG), Pierre Astolfi (IRG), Sylvie Lecarpentier Moyal (ERUDITE), Jacques Printems (LAMA)

Le taux d’actualisation est un concept au cœur de la finance et de la comptabilité. En permettant de convertir une somme future en une valeur actuelle, il est au centre des démarches d’évaluation. L’évolution, ces dernières années, des taux d’intérêt remet en question de nombreuses certitudes. La définition, l’estimation, et l’utilisation des taux d’actualisation par les professionnels méritent ainsi d’être interrogées.

Dans le cadre de ce projet, financé par de l’Autorité des Normes Comptables (ANC), nous souhaitons nous concentrer sur l’estimation de ces taux, en mobilisant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs en finance, économie et mathématiques.

Le taux de l’OAT 10 ans de 1987 à 2016

Marchés financiers, ISR et notation extra-financière - Souad Lajili Jarjir (IRG), Aya Nasreddine (CEROS), Marc Desban (IRG) et Martin Lebelle (IRG)

Dans le cadre de ce projet de recherche, un intérêt particulier est porté à la notation extra-financière des entreprises et à l’Investissement Socialement Responsable (ISR). De nombreux investisseurs cherchent en effet à optimiser leurs choix d’investissement non plus uniquement sur la base de critères financiers, mais en y intégrant des préoccupations sociales, éthiques et environnementales. Au regard de ce contexte évolutif, l’objectif du premier volet de ce projet est d’identifier un (des) modèle(s) d’évaluation le(s) plus pertinent(s) pour les actions avec et  sans notation extra-financière sur les marchés financiers. Par ailleurs, l’engagement croissant sur ces problématiques des politiques nationales et supranationales a fait évoluer les réglementations imposées aux entreprises (en terme de reporting sur leur considération des critères Environnementaux, Sociaux, et de bonne Gouvernance, ou ESG, dans leurs pratiques) et aux gestionnaires d’actifs (à travers l’article 173 de la loi sur la Transition Energétique pour la Croissance Verte et les Accords de Paris sur le Climat signés lors de la COP21). L’orientation des capitaux vers des secteurs responsables, d’un point de vue environnemental et social, a permis l'apparition de nouveaux instruments financiers comme les obligations environnementales ou « Green Bonds ». Le deuxième volet de ce projet, mené  en collaboration avec Amundi Asset Managment, vise à analyser et comprendre ce produit financier complexe et innovant.